Samedi 23 décembre 2006 6 23 /12 /Déc /2006 21:57

recul s'est éreintant amidonner rejoindre d'un coup de reins le corps creux des éternelles leçons je lis ton regard ébahi jour du monde aurore extasiée tu en noiera[s] des troubles tout sourire toute lèvres de plaisir tu renouera[s] sans faille avec la désillusion tu te dira[s] aussi: "ai-je au moins une fois éprouvé la joie?" le coeur creux des éternelles avidités l'ardoise prétentieuse... comment on déçoit les joies naissantes... sur ces lèvres dans ces yeux ce n'est qu'un espoir esquissé de joie possible "alors c'est peut-être ça la joie?" qui nous interdit toute douceur... on aimerait aimer... " j'ai envie de pleurer avec tes yeux!" un sourire fragile ne s'osant pas totalement... alors voici la vie... toi, prête à tendre les bras - des bras de plus dans cet insoluble défilé... alors va pour les caprices... va pour les amusements... l'enfance est forcément solaire... entre deux âges sentiment d'exclusion... peu d'encre en somme comment en débattre se dégager comment extraire comment résister et vivre au mileu de ce remue-ménage... le confort qui attriste rend tendre et poreux... qu'il est éreintant ce recul! c'est un assainissement saisonnier des heures de recul... ce matin la campagne est hérissée de pylônes à haute tension... ce matin aujourd'hui encore on ne pourra pas dire que je n'ai pas essayé... j'aurais eu beau décrire ce que j'ai vécu ces dernières heures... de pâles heures d'humain sur la terre... ma peau... mon enveloppe... un peu de moi s'est sans doute évacué... les peurs sont de toute évidence toujours à notre dimension...


 

 

la façade du poétique ne s'intrigue jamais il en va[s] qui monte pour nous défigurer [pour des éternités] l'orifice des parfums dans la promiscuité détente elle se figurera en mises et en regards nos étangs nos parpaings jetés à l'envi elle se figureront que de l'hameçon de leurs effluves flagrant nous errerions qu'elles ne nous émeuvent de leur royale assise acidulée leur séant sentant bon ce frais de deux blanches fesses posées contre le simili de la banquette: que le train peine à reprendre ses esprits ou non

 


 

 

au creux des fossettes ces serments d'oeuvres juvéniles tu les couvrent d'écoutes nocturnes dans la caresse d'un corps nul autre que le tien et de défilé en défilés sur cette fameuse pointe des jambes le gendre futur de tes hésitations intérieures tu t'attends d'avec nous à mériter et mériter encore des EXPLICATIONS! dans ce regard projeté[es] [sans ombre(s)] dans mon image globale de toi au large de ma vision

 

Par Philippe Leteissier - Publié dans : En route (textes récents)
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Commentaires

bonjour


j'aime beaucoup ce que vous écrivez. Pourriez vous m'écrire en privé, j'aurai une proposition à vous faire


Cécile


 

Commentaire n°1 posté par cecile guivarch le 20/06/2007 à 21h58

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